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Voltaire - Samson

Votre peuple et votre roi même :
C'est pour vous mériter que j'accorde la paix.

Le roi m'offre son diadème,

Et je ne veux que vous pour prix de mes bienfaits.

DALILA.
Tout vous craint en ces lieux ; on s'empresse à vous plaire.
Vous régnez sur vos ennemis ;

Mais de tous les sujets que vous venez de faire,

Mon coeur vous est le plus soumis.

SAMSON ET DALILA, ensemble.
N'écoutons plus le bruit des armes ;
Myrtes amoureux, croissez près des lauriers ;

L'amour est le prix des guerriers,

Et la gloire en a plus de charmes.

SAMSON.
L'hymen doit nous unir par des noeuds éternels.
Que tardez-vous encore ?

Venez, qu'un pur amour vous amène aux autels

Du dieu des combats que j'adore.

DALILA.
Ah ! formons ces doux noeuds au temple de Vénus.

SAMSON.
Non, son culte est impie, et ma loi le condamne ;
Non, je ne puis entrer dans ce temple profane.

DALILA.
Si vous m'aimez, il ne l'est plus.
Arrêtez, regardez cette aimable demeure.

C'est le temple de l'univers ;

Tous les mortels, à tout âge, à toute heure,

Y viennent demander des fers.

Arrêtez, regardez cette aimable demeure,

C'est le temple de l'univers.

Scène IV.

SAMSON, DALILA, CHOEUR DES DIFFERENTS PEUPLES, DE GUERRIERS, DE
PASTEURS.

(Le temple de Vénus paraît dans toute sa splendeur.)

DALILA.

AIR.

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