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François Villon - Oeuvres complètes
Qui aux sires plante du gris, [P. 131] En leur faisant faire la moe.
La giffle gardez de rurie, Que vos corps n'en ayent du pis, Et que point, à la turterie, En la hurme ne soyez assis. Prenez du blanc, laissez du bis, Ruez par les fondes la poe, Car le bizac, à voir advis, Faict aux Beroars faire la moe.
Plantez de la mouargie, Puis ça, puis là, pour l'artis, Et n'espargnez point la flogie Des doulx dieux sur les patis. Vos ens soyent assez hardis, Pour leur avancer la droe; Mais soient memorandis, Qu'on ne vous face la moe.
ENVOI.
Prince, qui n'a bauderie Pour eschever de la soe, Danger du grup, en arderie, Faict aux sires faire la moe.
FIN DES OEUVRES DE MAISTRE FRANÇOIS VILLON.
POÉSIES [P. 132] ATTRIBUÉES A VILLON I RONDEL.
Les biens dont vous estes la dame Ont mon cueur si très fort espris, Qu'il feust mort, s'il n'eust entrepris De vous aymer plus que nul âme.
Quant à moy, point je ne l'en blasme, Pour ce qu'ilz ont de tous le pris Les biens dont vous estes la dame.
De ce qu'il fault que je vous ayme, Je sçay trop bien que j'ay mespris; Mais qui en doit estre repris? Non pas moi. Qui donc? Sur mon ame, Les biens dont vous estes la dame.
II. RONDEL.
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