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François Villon - Oeuvres complètes
Gailleurs, bien faitz en piperie, Pour ruer les ninars au loing, A l'assault tost, sans suerie! Que les mignons ne soient au gaing, Tout farcis d'un plumas à coing, Qui griefve et garde le duc, Et de la dure si très loing, Dont Lamboureur luy rompt le suc.
ENVOI.
Prince, arrière de Ruel, Et n'eussiez vous denier ne pluc, Que au giffle ne laissez la pel, Pour Lamboureur, qui rompt le suc.
BALLADE III. [P. 127]
Spélicans, Qui, en tous temps, Avancez dedans le pogois, Gourde piarde, Et sur la tarde, Desboursez les pauvres nyais, Et pour soustenir vostre pois, Les duppes sont privez de caire, Sans faire haire, Ne hault braiere, Mais plantez ils sont comme joncz, Pour les sires qui sont si longs.
Souvent aux arques, A leurs marques, Se laissent tous desbouser Pour ruer, Et enterver Pour leur contre que lors faisons. La fée aux Arques vous respond, Et rue deux coups, ou bien troys, Aux gallois. Deux, ou troys Mineront trestout aux frontz, Pour les sires qui sont si longs.
Et pour ce, benards, Coquillars, Rebecquez-vous de la montjoye, Qui desvoye [P. 128]
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