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François Villon - Oeuvres complètes
In factura sua! Je diz: «Noble enfant, de bonne heure né, A toute doulceur destiné, Manna du Ciel, celeste don, De tous bienfais le guerdonné, Et de nos maulx le vray pardon!»
DOUBLE BALLADE.
Combien que j'ay leu en ung Dit: Inimicum putes, y a, Qui te presentem laudabit, Toutesfois, non obstant cela, Oncques vray homme ne cela En son courage aucun grant bien, Qui ne le monstrast çà et là: On doit dire du bien le bien.
Saint Jehan-Baptiste ainsi le fist, Quand l'Aignel de Dieu descela. En ce faisant pas ne meffist, Dont sa voix ès tourbes vola; De quoy saint André Dieu loua, Qui de luy cy ne sçavoit rien, Et au Fils de Dieu s'aloua: [P. 108] On doit dire du bien le bien.
Envoyée de Jhesucrist, Rappelles sà jus, par deçà, Les povres que Rigueur proscript Et que Fortune betourna. Cy sçay bien comment y m'en va! De Dieu, de vous, vie je tien... Benoist celle qui vous porta! On doit dire du bien le bien.
Cy, devant Dieu, fais congnoissance, Que creature feusse morte, Ne feust vostre doulce naissance, En charité puissant et forte, Qui ressuscite et reconforte Ce que Mort avoit prins pour sien. Vostre présence me conforte: On doit dire du bien le bien.
Cy vous rens toute obéissance, A ce faire raison m'exorte, De toute ma povre puissance;
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