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François Villon - Oeuvres complètes

Qu'ores je ne crains pas trois crottes.
Je feisse pour eulx petz et rottes;

Je ne puis, car je suis assis.

Bien fort, pour éviter riottes,

Je crye à toutes gens, merciz!

ENVOI. [P. 99]

Qu'on leur froisse les quinze costes
De gros mailletz, fortz et massis,

De plombée et de telz pelottes.

Je crye à toutes gens merciz!

BALLADE
POUR SERVIR DE CONCLUSION.

Icy se clost le Testament
Et finist du pouvre Villon.

Venez à son enterrement,

Quant vous orrez le carillon,

Vestuz rouges com vermillon,

Car en amours mourut martir;

Ce jura-il sur son coullon

Quand de ce monde voult partir.

Et je croy bien que pas n'en ment,
Car chassié fut comme un soullon

De ses amours hayneusement,

Tant que, d'icy à Roussillon,

Brosses n'y a ne brossillon,

Qui n'eust, ce dit-il sans mentir,

Ung lambeau de son cotillon,

Quand de ce monde voult partir.

Il est ainsi, et tellement,
Quand mourut n'avoit qu'un haillon.

Qui plus? En mourant, mallement [P. 100]

L'espoignoit d'amours l'esguillon;

Plus agu que le ranguillon

D'un baudrier luy faisoit sentir,

C'est de quoy nous esmerveillon,

Quand de ce monde voult partir.

ENVOI.

Prince, gent comme esmerillon,
Saichiez qu'il fist, au departir:

Ung traict but de vin morillon,

Quand de ce monde voult partir.

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