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François Villon - Oeuvres complètes
Point n'auront de contrerooleur, Mais à leur seul plaisir en taillent.
CLXXII
Des testamens qu'on dit le maistre De mon faict n'aura quid ne quod; Mais ce sera ung jeune prebstre, Qui se nomme Colas Tacot. Voulentiers beusse à son escot, Et qu'il me coustast ma cornette! S'il sceust jouer en ung trippot, Il eust de moy le Trou Perrette.
CLXXIII.
Quant au regard du luminaire, Guillaume du Ru j'y commectz. Pour porter les coings du suaire, Aux executeurs le remectz. Trop plus mal me font qu'oncques mais Penil, cheveulx, barbe, sourcilz. Mal me presse; est temps désormais [P. 98] Que crie à toutes gens merciz.
BALLADE Par laquelle Villon crye mercy à chascun.
A Chartreux, aussi Celestins, A mendians et aux devotes, A musars et cliquepatins, Servantes et filles mignottes, Portant surcotz et justes cottes; A cuyderaulx d'amours transis, Chaussans sans meshaing fauves bottes, Je crye à toutes gens merciz!
A fillettes monstrans tetins, Pour avoir plus largement hostes; A ribleurs meneurs de butins, A basteleurs traynans marmottes, A folz et folles, sotz et sottes, Qui s'en vont sifflant cinq et six; A veufves et à mariottes, Je crye à toutes gens merciz!
Sinon aux trahistres chiens mastins, Qui m'ont fait ronger dures crostes Et boire eau maintz soirs et matins,
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