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François Villon - Oeuvres complètes
CLX.
Pour ce que sçait bien mon entente, Jehan de Calays, honnorable homme, Qui ne me veit des ans a trente, Et ne sçait comment je me nomme, De tout ce Testament, en somme, S'aucune y a difficulté, Oster jusqu'au rez d'une pomme Je luy en donne faculté.
CLXI.
De le gloser et commenter, De le diffinir ou prescripre, Diminuer ou augmenter; De le canceller ou transcripre De sa main, ne sceust-il escripre; Interpreter, et donner sens, A son plaisir, meilleur ou pire; A tout ceci je m'y consens.
CLXII.
Et s'aucun, dont n'ay congnoissance, Estoit allé de mort à vie, Audict Calais donne puissance, [P. 94] Affin que l'ordre soit suyvie Et mon ordonnance assouvie, Que ceste aulmosne ailleurs transporte, Sans se l'appliquer par envie; A son ame je m'en rapporte.
CLXIII.
Item, j'ordonne à Saincte-Avoye, Et non ailleurs, ma sepulture; Et, affin que chascun me voye, Non pas en chair, mais en paincture, Que l'on tire mon estature D'ancre, s'il ne coustoit trop cher. De tumbel? Rien; je n'en ay cure, Car il greveroit le plancher.
CLXIV.
Item, vueil qu'autour de ma fosse Ce que s'ensuyt, sans autre histoire, Soit escript, en lettre assez grosse;
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