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François Villon - Oeuvres complètes

CXLVIII.

Icy n'y a ne rys ne jeu.
Que leur vault avoir eu chevances,

N'en grans lictz de parement geu,

Engloutir vin, engrossir panses,

Mener joye, festes et danses,

Et de ce prest estre à toute heure?

Tantost faillent telles plaisances,

Et la coulpe si en demeure.

CXLIX.

Quand je considère ces testes
Entassées en ces charniers,

Tous furent maistres des requestes,

Ou tous de la Chambre aux Deniers,

Ou tous furent porte-paniers;

Autant puis l'ung que l'autre dire,

Car, d'evesques ou lanterniers,

Je n'y congnois rien a redire.

CL.

Et icelles qui s'inclinoient
Unes contre autres en leur vies;

Desquelles les unes regnoient,

Des autres craintes et servies:

Là les voy toutes assouvies,

Ensemble en ung tas pesle-mesle.

Seigneuries leur sont ravies;

Clerc ne maistre ne s'y appelle.

CLI. [P. 90]

Or sont-ilz mortz, Dieu ayt leurs âmes!
Quant est des corps, ils sont pourriz.

Ayent esté seigneurs ou dames,

Souef et tendrement nourriz

De cresme, fromentée ou riz,

Leurs os sont declinez en pouldre,

Auxquelz ne chault d'esbat, ne riz...

Plaise au doulx Jesus les absouldre!

CLII.

Aux trespassez je fais ce lays,
Et icelluy je communique

A regentz, courtz, sieges et plaids,

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