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François Villon - Oeuvres complètes

Pour eulx en achepter des flans,
Car jeunesse est ung peu friande.

CXX.

Et veuil qu'ilz soyent informez
En meurs, quoy que couste bature;

Chapperons auront enfermez,

Et les poulces soubz la ceincture;

Humbles à toute créature;

Disans: Hen? Quoy? Il n'en est rien!

Si diront gens, par adventure:

«Voycy enfans de lieu de bien!»

CXXI.

Item, à mes pouvres clergeons,
Auxquelz mes titres je resigne,

Beaulx enfans et droictz comme joncs, [P. 72]

Les voyans, je m'en dessaisine,

Et, sans recevoir, leur assigne,

Seur comme qui l'auroit en paulme,

A une certain jour que l'on signe,

Sur l'hostel de Guesdry Guillaume.

CXXII.

Quoy que jeunes et esbatans
Soyent, en rien ne me desplaist;

Dedans vingt, trente ou quarante ans

Bien autres seront, se Dieu plaist.

Il faict mal qui ne leur complaist,

Car ce sont beaux enfans et gents;

Et qui les bat ne fiert, fol est,

Car enfans si deviennent gens.

CXXIII.

Les bourses des Dix-et-huict clers
Auront; je m'y vueil travailler:

Pas ilz ne dorment comme lerz,

Qui trois mois sont sans resveiller.

Au fort, triste est le sommeiller

Qui faict aise jeune en jeunesse,

Tant qu'enfin luy faille veiller,

Quant reposer deust en vieillesse.

CXXIV.

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