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François Villon - Oeuvres complètes
L'âme du bon feu maistre Jehan Cotard.
ENVOI.
Prince, il n'eust sçeu jusqu'à terre cracher; Tousjours crioyt: Haro, la gorge m'ard! Et si ne sceut oncq sa soif estancher, L'âme du bon feu maistre Jehan Cotard.
CXVI.
Item, vueil que le jeune Merle Désormais gouverne mon change, Car de changer envys me mesle, Pourveu que tousjours baille en change, Soit à privé, soit à estrange, Pour trois escus, six brettes targes; Pour deux angelotz, ung grand ange: Car amans doivent estre larges.
CXVII.
Item, j'ay sçeu, à ce voyage, Que mes trois povres orphelins Sont creus et deviennent en aage, Et n'ont pas testes de belins, Et qu'enfans d'icy à Salins N'a mieulx saichans leur tour d'escolle; Or, par l'ordre des Mathelins, Telle jeunesse n'est pas folle.
CXVIII. [P. 71]
Si vueil qu'ilz voysent à l'estude; Où? chez maistre Pierre Richer. Le Donnait est pour eulx trop rude: Jà ne les y vueil empescher. Ilz sçauront, je l'ayme plus cher: Ave salus, tibi decus, Sans plus grandes lettres chercher: Tousjours n'ont pas clercs le dessus.
CXIX.
Cecy estudient, et puis ho! Plus procéder je leur deffens. Quant d'entendre le grand Credo, Trop fort il est pour telz enfans. Mon grant tabard en deux je fendz: Si vueil que la moictié s'en vende,
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