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François Villon - Oeuvres complètes
Le long tabart, et bien cachant, Pour les musser, qu'on ne les voye.
CI.
Item, à l'orfèvre Du Boys, Donne cent clouz, queues et testes, De gingembre sarazinoys, Non pas pour accoupler ses boytes, Mais pour conjoindre culz et coettes, Et couldre jambons et andoilles, Tant que le laict en monte aux tettes, Et le sang en devalle aux coilles.
CII. [P. 65]
Au cappitaine Jehan Riou, Tant pour luy que pour ses archiers, Je donne six livres de lou, Qui n'est pas viande à porchiers, Prins à gros mastins de bouchiers, Et cuittes de vin de buffet. Pour manger de ces morceaulx chiers, On en ferait bien un mau faict.
CIII.
C'est viande ung peu plus pesante, Que duvet, ne plume, ne liège. Elle est bonne à porter en tente, Ou pour user en quelque siège. Et, s'ilz estoient prins en un piège, Les mastins, qu'ils ne sceussent courre, J'ordonne, moy qui suis bon miège, Que des peaulx, sur l'hyver, se fourre.
CIV.
Item, à Robin Troussecaille, Qui s'est en service bien faict; A pied ne va comme une caille, Mais sur roussin gros et reffaict: Je luy donne, de mon buffet, Une jatte qu'emprunter n'ose; Si aura mesnage parfait: Plus ne luy failloit autre chose.
CV.
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