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François Villon - Oeuvres complètes
Item, à maistre Ythier, marchant, Auquel mon branc laissay jadis, Donne (mais qu'il le mette en chant), Ce lay, contenant des vers dix; Et aussi ung De profundis Pour ses anciennes amours, Desquelles le nom je ne dis, Car il me herroit à tousjours.
LAY OU PLUSTOST RONDEAU.
MORT, j'appelle de ta rigueur, Qui m'as ma maistresse ravie, Et n'es pas encore assouvie, Se tu ne me tiens en langueur. Onc puis n'euz force ne vigueur; Mais que te nuysoit-elle en vie, Mort?
Deux estions, et n'avions qu'ung cueur; S'il est mort, force est que dévie, Voire, ou que je vive sans vie, Comme les images, par cueur, Mort!
LXXXV.
Item, à maistre Jehan Cornu, Autres nouveaux lays luy vueil faire, Car il m'a tousjours secouru [P. 60] A mon grand besoing et affaire: Pour ce, le jardin luy transfère, Que maistre Pierre Bourguignon Me renta, en faisant refaire L'huys, et redrecier le pignon.
LXXXVI.
Par faulte d'ung huys, j'y perdis Ung grez, et ung manche de houe. Alors, huyt faulcons, non pas dix, N'y eussent pas prins une alloüe. L'hostel est seur, mais qu'on le cloüe. Pour enseigne y mis ung havet; Qui que l'ait prins, point ne l'en loüe: Sanglante nuict et bas chevet!
LXXXVII.
Item, et pource que la femme
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