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François Villon - Oeuvres complètes
Et de sa glorieuse Mère, Sans peché soit parfaict ce dict Par moy, plus maigre que chimere; Si je n'ay eu fièvre effimère, Ce m'a faict divine clémence; Mais d'autre dueil et perte amère Je me tays, et ainsi commence:
LXXV.
Premier, je donne ma pauvre ame A la benoiste Trinité, Et la commande à Nostre Dame, Chambre de la divinité; Priant toute la charité Des dignes neuf Ordres des cieulx, Que par eulx soit ce don porté Devant le Trosne précieux.
LXXVI.
Item, mon corps j'ordonne et laisse A nostre grand mère la terre; Les vers n'y trouveront grand gresse: Trop lui a faict faim dure guerre. Or luy soit délivré grand erre; De terre vint, en terre tourne. Toute chose, se par trop n'erre, voulentiers en son lieu retourne.
LXXVII.
Item, et à mon plus que père, Maistre Guillaume de Villon Qui m'a esté plus doulx que mère [P. 54] D'enfant eslevé de maillon; Dejetté m'a de maint boillon, Et de cestuy pas ne s'esjoye, Si luy requiers à genoillon, Qu'il m'en laisse toute la joye.
LXXVIII.
Je luy donne ma librairie, Et le Rommant du Pet au Diable, Lequel maistre Gui Tabarie Grossoya, qu'est hom véritable. Par cayers est soubz une table. Combien qu'il soit rudement faict,
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