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François Villon - Oeuvres complètes
Ici commance Villon à tester.
LXX.
Au nom de Dieu, Père eternel. Et du Filz que Vierge parit, Dieu au Père oeternel, Ensemble et du Sainct Esperit, Qui saulva ce qu'Adam périt, Et du pery pare les Cieulx... Qui bien ce croyt, peu ne merit: [P. 52] De gens mortz se font petiz Dieux.
LXXI.
Mortz estoient, et corps et ames, En damnée perdition; Corps pourriz, et ames en flammes, De quelconque condition; Toutesfoys, fais exception Des patriarches et prophètes; Car, selon ma conception, Oncques grand chault n'eurent aux fesses.
LXXII.
Qui me diroit: «Qui te faict mectre Si très-avant ceste parolle, Qui n'es en Théologie maistre? A toy est presumption folle.» - C'est de JESUS la parabolle, Touchant le Riche ensevely En feu, non pas en couche molle, Et du Ladre, de dessus ly.
LXXIII.
Si du Ladre eust veu le doy ardre, Jà n'en eust requis refrigère, N'au bout d'icelluy doiz aherdre, Pour refreschir sa maschouëre. Pions y feront mate chère, Qui boy vent pourpoinct et chemise: Puys que boyture y est si chère, Dieu nous garde de la main mise!
LXXIV. [P. 53]
Ou nom de Dieu, comme j'ay dit,
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