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François Villon - Oeuvres complètes
LXI. [P. 49]
Car j'ay mys le plumail au vent: Or le suyve qui a attente; De ce me tays dorenevant. Poursuyvre je vueil mon entente, Et, s'aucun m'interroge ou tente Comment d'amours ose mesdire, Geste parolle les contente: «Qui meurt a ses loix de tout dire.»
LXII.
Je cognoys approcher ma soef; Je crache, blanc comme cotton, Jacobins gros comme ung estoeuf: Qu'est-ce à dire? que Jenanneton Plus ne me tient pour valeton, Mais pour ung vieil usé régnait... De vieil porte voix et le ton, Et ne suys qu'ung jeune coquart.
LXIII.
Dieu mercy et Jaques Thibault, Qui tant d'eau froide m'a faict boyre, En ung bas lieu, non pas en hault; Manger d'angoisse mainte poire; Enferré... Quand j'en ay mémoire, Je pry pour luy et reliqua, Que Dieu luy doint... et voire, voire, Ce que je pense... et cetera.
LXIV.
Toutesfoys, je n'y pense mal, Pour luy et pour son lieutenant; Aussy pour son official, [P. 50] Qui est plaisant et advenant, Que faire n'ay du remenant; Mais du petit maistre Robert?... Je les ayme, tout d'ung tenant, Ainsi que faict Dieu le Lombart.
LXV.
Si me souvient, à mon advis, Que je feis, à mon partement, Certains lays, l'an cinquante six,
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