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François Villon - Oeuvres complètes

erreur. Pour le reconnaître, il suffit de se rappeler qu'il n'avait que trente ans, et n'était pas un «pauvre
vieillart.»

P. 45, huit. LIV. Je n'ai pas adopté la correction de La Monnoye, qui termine ainsi ce huitain:

C'est pure vérité decellée:
Pour une joye cent doulours
.

P. 56. Les six premiers vers de l'Envoi donnent en acrostiche le nom de Villon, ainsi que
M. Nagel l'a remarqué le premier. Il a découvert aussi que le premier huitain de la Ballade de Villon à

s'amye,
p. 57, donne en acrostiche le nom de Françoys. Le second huitain donne
Martheos,
sans doute par l'effet du hasard.

P. 90. Lays. Publié pour la première fois par Prompsault. En manuscrit dans La Monnoye. Il en
est de même du huitain CLIII, p. 91.

P. 99. «_Et je croy bien que pas n'en ment._» Le huitain qui commence par ce vers et le reste de la
ballade ont été publiés pour la première fois par Prompsault. Ils existent en manuscrit dans La Monnoye.

P. 101. Poésies diverses. Le titre de plusieurs éditions annonce un Codicille, ce qui a
préoccupé quelques éditeurs plus que de raison. L'édition de Pierre Levet, 1489, et une autre édition du

XV'siècle (la troisième décrite par M. Brunet), disent ce qu'il faut entendre par là. Dans celle de Pierre

Levet on lit: Cy commence le grant Codicille et Testament de maistre François Villon, et dans

l'autre: Sensuit le grant Testament et Codicille de maistre François Villon. Le Codicille

n'est donc autre chose que le Grand Testament, postérieur de cinq ans au Petit Testament.

Les poésies diverses ont été classées de différentes façons, selon le gré des éditeurs. J'ai cherché à
les ranger chronologiquement. Le quatrain et l'épitaphe (p. 101), la Requeste au

Parlement
(p. 103), la Ballade de l'appel (p. 104), le Dit de la naissance Marie (p.
105) et la Double ballade (p. 107) se rapportent au procès de 1457. Je parlerai des autres pièces

plus tard.

P. 105. Le Dit de la naissance Marie. Cette pièce et les deux suivantes se trouvent dans un
très-beau manuscrit des Poésies de Charles d'Orléans, conservé à la Bibliothèque impériale. Elles ont été

publiées pour la première fois par M. Prompsault.

P. 107. Double ballade. Cette pièce, adressée à Marie d'Orléans, fut composée longtemps après la
précédente, et lorsque la princesse était déjà grande, et avait «port assuré, maintien rassis» (p. 109, v. 17).

P. 110. Ballade Villon. Cette pièce est incontestablement de Villon, dont elle porte le nom dans le
manuscrit des poésies de Charles d'Orléans. Il n'est pas aussi certain que les deux autres pièces tirées du

même manuscrit soient de lui, mais c'est on ne peut plus vraisemblable.

Cette ballade fut composée sur un sujet donné par le duc d'Orléans. On trouve dans le manuscrit de ses
poésies celles qui furent composées à la même occasion par onze autres poëtes.

P. 111 Epistre, Cette pièce fut composée dans la prison de Meung. Elle a été publiée pour la
première fois par Prompsault, mais elle existe en manuscrit, avec des variantes, dans La Monnoye.

P. 112. Le Débat du cueur et du corps. Composé dans la prison de Meung. Les précédents

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