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François Villon - Oeuvres complètes
Que de telz faitz ne face mention, Puisque à mon temps les ay veu avenir, J'en vueil faire quelque narration, Et escripre, soubz la correction Des escoutans, affin d'en souvenir, La présente nouvelle invention, Que les repeues les viendront secourir.
BALLADE DES ESCOUTANS.
Qui en a est Le bien venu; Qui n'en a point, l'en n'en tient compte, Cil qui en a est bien congneu, Cil qui n'en a point vit à honte. Qui paye l'on exauce et monte Jusque au tiers ciel, pour en prester: Son honneur tout aultre surmonte, Par force de bien acquester.
Quant entendismes les estatz De telz dissimulations, Congnoissant les hauts et les bas, Par toutes abreviations, Nous mismes, sans sommations, Aux champs, par bois et par tailllis. Pour congnoistre les fictions, [P. 184] Qui se font souvent à Paris.
Pource que chacun maintenoit Que c'estoit la ville du monde Qui plus de peuple soustenoit, Et où maintz estranges abonde, Pour la grant science parfonde Renommée en icelle ville, Je partis, et veulx qu'on me tonde, S'à l'entrée avois croix ne pille.
Il estoit temps de se coucher, Et ne sçavoye où heberger; D'ung logis me vins approcher, Sçavoir s'on m'y vouldroit loger, En disant: «Avez à menger?» L'hoste me respondit: «Si ay.» Lors luy priay, pour abréger: «Apportez-le donc devant moy.»
Je fus servy passablement, Selon mon estat et ma sorte,
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