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François Villon - Oeuvres complètes
Vous eussiez tost eu la renverse, Voir, quelque paour que j'en eusse. Or pleust à Jésus que je fusse, A tout cecy, en ma maison! Qu'il poise! Mengié a foison [P. 163] De paille: elle chiet par derrière. C'est paine pour la chamberière, De la porter hors de ce lieu.
(Au public.)
Seigneurs, je vous commande à Dieu; Et se l'on vous vient demander Qu'est devenu le Franc Archier, Dictes qu'il n'est pas mort encor, Et qu'il emporte dague et cor, Et reviendra par cy de brief. Adieu; je m'en vois au relief.
FIN DU MONOLOGUE DU FRANC ARCHIER DE BAIGNOLLET.
XXIII. [P. 164]
DIALOGUE DE MESSIEURS DE MALLEPAYE ET DE BAILLEVENT.
M. Hée, Monsieur de Baillevent! B. Quoy De neuf? M. On nous tient en aboy, Comme despourveuz, malureux. B. Si j'avoye autant que je doy, Sang bieu! je seroye chez le Roy, Un page après moy! M. Voire deux!
B. Nous sommes francs... M. Adventureux. B. Riches. M. Bien aises B. Plantureux. M. Voire, de souhaits. B. C'est assez. M. Gentilz hommes. B. Hardis. M. Et preux. B. Par l'huys. M. Du joly Souffreteux Heritiers. B. De gaiges cassez.
M. Nous sommes, puis troys ans passez Si minces. B. Si mal compassez. M. Si simples. B. Legiers comme vent. M. Si esbaudiz. B. Si mal pansez, [P. 165] De donner pour Dieu dispensez, Car nous jeusnons assez souvent.
M. Hée, monsieur de Baillevent,
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