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François Villon - Oeuvres complètes
feurre, avec terre, guerre (p. 14); appert avec part, despart (p. 44), etc.]
[Note 33: Chollet avec souloit (p. 14); exploictz avec laiz (p. 17); moyne, essoyne, royne, avec Seine (p. 34), etc.]
[Note 34 Pages 12 et 13.]
S'il fait rimer fuste avec fusse, prophètes avec fesses[35], c'est encore une affaire de prononciation parisienne.
Il en est de même d'ancien, Valérien, paroissien, rimant avec an[36].
Lorsqu'il écrit soullon pour rimer avec Roussillon [37], il entend que les deux ll seront mouillées, et prononcées comme telles, sans être précédées d'un i comme en espagnol.
Comment faut-il prononcer le nom de Villon?
La Ballade de la page 99, l'Epistre de la page 111, le Problème ou Ballade de la page 120, etc., ne laissent aucun doute à cet égard. On doit le prononcer comme les deux dernières syllabes du mot paVILLON, c'est-à-dire comme on pourra. En France, ce n'est guère que dans le Midi qu'on sait prononcer les ll mouillées. Les Parisiens diront Viyon; les Picards, Vilion....
Mais bel est fol et lunaticque Qui de ce fait sermon si long; Peu nuit à la chose publicque Se Brussiens disent Filon. Il ne m'en chaut gueres si l'on Choisit de ces façons la pire, Et bien veuil qu'on dise selon Que dès pieça l'on souloit dire.
[Note 35: Pages 26 et 52.]
[Note 36: P. 81.]
[Note 37: Voy. la Ballade de la page 99.]
CLÉMENT MAROT DE CAHORS [P.1]
Varlet de chambre du Roy
AUX LECTEURS.
Entre tous les bons livres imprimez de la langue françoise ne s'en veoit ung si incorrect ne si lourdement corrompu que celluy de Villon, et m'esbahy (veu que c'est le meilleur Poète parisien qui se trouve) comment les imprimeurs de Paris et les enfans de la ville n'en ont eu plus grand soing. Je ne suis (certes) en rien son voysin; mais, pour l'amour de son gentil entendement, et en recompense de ce que je puys avoir aprins de luy en lisant ses Oeuvres, j'ai faict à icelles ce que je vouldroys estre faict aux miennes, si elles estaient tombées en semblable inconvénient. Tant y ay trouvé de broillerie en l'ordre des coupletz et des vers, en mesure, en langaige, en la ryme et en la raison, que je ne sçay duquel je doy plus avoir pitié, ou de l'oeuvre ainsi oultrement gastée, ou de l'ignorance de ceux qui l'imprimèrent; et, pour
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