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François Villon - Oeuvres complètes
éditions de Villon. La première avec date est de Paris (Pierre Levet), 1489, in-4°. Il en parut plusieurs autres à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe. Celle de Paris, Galiot Du Pré, 1532, in-8, est la première à laquelle on ait joint les Repues franches, le Monologue du franc archier de Baignolet et le Dialogue des seigneurs de Mallepaye et de Baillevent [31].
[Note 31: Il avait été fait antérieurement plusieurs éditions des Repeues franches, qui s'ajoutaient aux éditions correspondantes des oeuvres de Villon, mais qui portaient des signatures ou une pagination séparées.]
L'année suivante, le même Galiot Du Pré publia la première édition des oeuvres de Villon revues par Clément Marot.
En 1723 il parut chez Coustelier une édition de Villon, avec les remarques d'Eusèbe de Laurière et une lettre du P. Du Cerceau.
Les oeuvres de Villon furent réimprimées en 1742, à la Haye, avec les remarques de Laurière, Le Duchat et Formey, des mémoires de Prosper Marchand et une lettre critique extraite du Mercure de février 1724.
En 1832 parut l'édition de Prompsault, fruit de longues et laborieuses recherches, et qui, sans être parfaite, ne méritait pas le discrédit dont elle a été frappée pendant longtemps.
Dans l'édition de 1854, due aux soins de M.P.L. Jacob, bibliophile (M. Paul Lacroix), le texte de Prompsault [P. XX] a été revu, notablement amélioré, élucidé par des notes où brillent l'érudition et la sagacité bien connues de leur auteur.
Enfin, tout récemment, M. Paul Lacroix a publié le texte des deux Testaments d'après un manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal. Je n'ai pu faire usage de cette intéressante publication, d'abord parce que l'impression de mon édition était trop avancée, puis pour une autre raison: c'est que je ne pouvais m'écarter du texte que j'avais adopté.
On savait depuis longtemps que La Monnoye avait eu l'intention de faire une édition des oeuvres de Villon. A cet effet, il avait annoté un exemplaire de l'édition de 1723. Cet exemplaire, dont on avait perdu la trace depuis longtemps, a été retrouvé, en 1858, au British Museum, par M. Gustave Masson, qui m'a gracieusement offert une copie du travail de La Monnoye.
En tête de son exemplaire, La Monnoye avait inscrit d'abord ce titre, qui nous fait connaître le plan d'une vaste collection qu'il projetait:
L'Histoire et les Chefs de la poésie françoise, avec la liste des poètes provençaux et françois, accompagnée de remarques sur le caractère de leurs ouvrages.
Puis vient ce titre particulier:
Poésies de François Villon et de ses disciples, revues sur les différentes éditions, corrigées et augmentées sur le manuscrit de M. le duc de Coislin et sur plusieurs autres, et enrichies d'un grand nombre de pièces, avec des notes historiques et critiques.
La Monnoye n'eut pas le temps de mettre la dernière main à son édition de Villon. Son travail ne porta que sur l'établissement du texte. La comparaison des manuscrits et des anciennes éditions, faite par un
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