sur la joue aux deux autres.
- Comment s'appelle la téteuse? demanda-t-elle ; car c'est une fille, ça.
La mère répondit: Georgette.
- Et l'aîné? car c'est un homme, ce polisson-là.
- René-Jean.
- Et le cadet? car lui aussi, il est un homme, et joufflu encore !
- Gros-Alain, dit la mère.
- Ils sont gentils, ces petits, dit la vivandière ; ça vous a déjà des airs d'être des personnes.
Cependant le sergent insistait.
- Parle donc, madame. As-tu une maison?
- J'en avais une.
- Où ça?
- A Azé.
- Pourquoi n'es-tu pas dans ta maison?
- Parce qu'on l'a brûlée.
- Qui ça?
- Je ne sais pas. Une bataille.
- D'où viens-tu?
- De là.
- Où vas-tu?
- Je ne sais pas.
- Arrive au fait. Qui es-tu?
- Je ne sais pas.
- Tu ne sais pas qui tu es?