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Victor Hugo - Les Chansons des rues et des bois
" Sur un oreiller partagé.
" Aime. C'est ma dernière botte. " Et je mêle à mes bons avis " Cette fillette qui jabote " Dans la mansarde vis-à-vis. "
Or je n'écoutai point ce drôle, Et je le chassai. Seulement, Aujourd'hui que sur mon épaule Mon front penche, pâle et clément,
Aujourd'hui que mon oeil plus blême Voit la griffe du sphinx à nu, Et constate au fond du problème Plus d'infini, plus d'inconnu,
Aujourd'hui que, hors des ivresses, Près des mers qui vont m'abîmer, Je regarde sur les sagesses Les religions écumer,
Aujourd'hui que mon esprit sombre Voit sur les dogmes, flot changeant, L'épaisseur croissante de l'ombre, Ô ciel bleu, je suis indulgent
Quand j'entends, dans le vague espace Où toujours ma pensée erra, Une belle fille qui passe En chantant traderidera.
V. SILHOUETTES DU TEMPS JADIS
I Le chêne du parc détruit
I - Ne me plains pas, me dit l'arbre, Autrefois, autour de moi, C'est vrai, tout était de marbre, Le palais comme le roi.
Je voyais la splendeur fière Des frontons pleins de Césars, Et de grands chevaux de pierre
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