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Victor Hugo - Les Chansons des rues et des bois
Sois le chérubin et l'éphèbe. Que ton chant libre et disant tout Vole, et de la lyre de Thèbe Aille au mirliton de Saint-Cloud.
Qu'en ton livre, comme au bocage, On entende un hymne, et jamais Un bruit d'ailes dans une cage ! Rien des bas-fonds, tout des sommets !
Fais ce que tu voudras, qu'importe ! Pourvu que le vrai soit content ; Pourvu que l'alouette sorte Parfois de ta strophe en chantant ;
Pourvu que Paris où tu soupes N'ôte rien à ton naturel ; Que les déesses dans tes groupes Gardent une lueur du ciel ;
Pourvu que la luzerne pousse Dans ton idylle, et que Vénus Y trouve une épaisseur de mousse Suffisante pour ses pieds nus ;
Pourvu que Grimod la Reynière Signale à Brillat-Savarin Une senteur de cressonnière Mêlée à ton hymne serein ;
Pourvu qu'en ton poème tremble L'azur réel des claires eaux ; Pourvu que le brin d'herbe semble Bon au nid des petits oiseaux ;
Pourvu que Psyché soit baisée Par ton souffle aux cieux réchauffé ; Pourvu qu'on sente la rosée Dans ton vers qui boit du café.
II. LES COMPLICATIONS DE L'IDÉAL
I Paulo minora canamus
À un ami
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