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Victor Hugo - La fin de Satan
Caïphe dit: Blasphème! et déchira sa robe, Quoique cela lui fût défendu par la loi. Et, pâle, il s'écria:
« - Paix à quiconque a foi! « Moi, Caïphe, courbé sous le Seigneur, je pense « Qu'on doit au mal la peine, au bien la récompense, « Et qu'il faut éclairer ceux qu'un fourbe a déçus, « Et je condamne à mort l'homme appelé Jésus. »
Un prêtre casse en deux une baguette noire.
Caïphe se rassied sur son trône d'ivoire.
On emmène Jésus.
Les juges restent seuls; Leurs robes dans la nuit paraissent des linceuls; Tous font silence autour de Caïphe en prière.
XIV. LA FIDELITE DU MEILLEUR
Une servante vint dans la cour et vit Pierre Qui se chauffait, ouvrant ses mains devant le feu:
- Vous étiez, lui dit-elle, un des gens de ce dieu, De ce Jésus, car c'est le nom dont on le nomme.
- Et Pierre répondit: - Femme, quel est cet homme? Je ne le connais point.
Alors le coq chanta.
Cependant les bourreaux, au haut du Golgotha, Creusaient la terre afin d'y planter la potence.
Dans la cour du grand-prêtre et parmi l'assistance, Pierre pensait.
Quelqu'un tout à coup l'appela Et cria: - Vous étiez avec cet homme-là.
Pierre dit: - Je ne sais ce que vous voulez dire.
Une femme, un moment après, se prit à rire, Disant: - Vous connaissez l'homme qu'on juge ici.
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