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Victor Hugo - La fin de Satan
Sabaoth luit dans l'oeil de ces sombres arbitres.
En montant à sa place, ainsi qu'Aaron faisait, Chaque juge récite à voix haute un verset; On dirait que la loi farouche les enivre.
Le sciamas tient les clefs; le cazan tient le livre.
L'oeil fixé sur le texte écrit par David roi, Les deux hommes nommés les Epoux de la Loi Lisent, en alternant d'une grave manière, L'un la première page et l'autre la dernière.
La lampe a quatre bras comme celle d'Endor.
Un degré de sithim étoilé de clous d'or Exhausse un large trône en ivoire où préside Caïphe destiné dans l'ombre au suicide. Ses souliers sont de pourpre et sa robe est de lin; Autour de chaque bras il porte un taffilin Où l'on peut lire un vers résumant la doctrine; Et le rational qu'il a sur la poitrine Mêle à la majesté de ses sacrés habits Tous les noms des tribus gravés sur des rubis; Le grand-prêtre est assis, fatal comme un prophète; Et l'on voit remuer vaguement sur sa tête, Comme au vent de la nuit brille et tremble un fanal, La tiare, clarté du sombre tribunal.
La rumeur des versets qu'on récite s'apaise; On se tait; chaque juge est assis dans sa chaise.
Christ est debout devant ces hommes ténébreux; Son oeil inépuisable en rayons luit sur eux.
XIII. LACHOSE JUGÉE
L'huissier du dogme dit: - Silence! on délibère. Gloire au Dieu saint! et gloire à l'empereur Tibère!
Rosmophim parle. Il dit: - « L'homme que vous voyez « Rit des lois et des saints par Dieu même envoyés; « Il se croit plus grand qu'eux et se prétend Messie. « Il se dit Roi des Juifs. Il ment. L'arche est noircie, « O Prêtres, par la nuit qui sort de ses discours.
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