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Victor Hugo - La fin de Satan
LA JEUNE FILLE L'amour porte bonheur. Chantez. L'air était doux, Je le vis, l'herbe en fleur nous venait aux genoux, Je riais, et nous nous aimâmes; Laissez faire leur nid aux cigognes, laissez L'amour, qui vient du fond des azurs insensés, Entrer dans la chambre des âmes!
Qu'est-ce que des amants? Ce sont des nouveau-nés. Mon bien-aimé, venez des monts, des bois! venez! Profitez des portes mal closes, Je voudrais bien savoir comment je m'y prendrais Pour ne pas adorer son rire jeune et frais, Venez, mon lit est plein de roses!
Ma maison est cachée et semble faite exprès; Le plafond est en cèdre et l'alcôve en cyprès; Oh! le jour où nous nous parlâmes, Il était blanc, les nids chantaient, il me semblait Fils des cygnes qu'on croit lavés avec du lait, Et je vis dans le ciel des flammes.
Dans l'obscurité, grand, dans la clarté, divin, Vous régnez; votre front brille en ce monde vain Comme un bleuet parmi les seigles; Absent, présent, de loin, de près, vous me tenez; Venez de l'ombre où sont les lions, et venez De la lumière où sont les aigles!
J'ai cherché dans ma chambre et ne l'ai pas trouvé; Et j'ai toute la nuit couru sur le pavé, Et la lune était froide et blême, Et la ville était noire, et le vent était dur, Et j'ai dit au soldat sinistre au haut du mur: Avez-vous vu celui que j'aime?
Quand tu rejetteras la perle en ton reflux, O mer; quand le printemps dira: « Je ne veux plus « Ni de l'ambre, ni du cinname! » Quand on verra le mois Nisan congédier La rose, le jasmin, l'iris et l'amandier, Je le renverrai de mon âme.
S'il savait à quel point je l'aime, il pâlirait. Viens! le lys s'ouvre ainsi qu'un précieux coffret, Les agneaux sont dans la prairie,
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