|
Victor Hugo - La fin de Satan
Si je l'épouse, oh non! je ne veux plus partir. Je ne m'en irai pas d'auprès de toi que j'aime, Je ne m'en irai pas d'auprès de toi, quand même Salomon m'enverrait vers Hiram roi de Tyr!
Son coeur, tout en dormant, m'adorait; douce gloire! Un ange qui venait des cieux, passant par là, Vit son amour, en prit sa part, et s'envola; Car où la vierge boit la colombe peut boire.
Elle dormait ainsi qu'Annah rêvant d'Esdras; O ma beauté, je fus le jour où vous m'aimâtes, Ivre comme la biche au mont des aromates; Son sein pur soulevait la blancheur de ses draps.
CHOEUR DE FEMMES Ne la réveillez pas avant qu'elle le veuille; Par les fleurs, par le daim qui tremble sous la feuille, Par les astres du ciel, ne la réveillez pas!
LA JEUNE FILLE Par l'ouverture de ma porte Mon bien-aimé passa sa main, El je me réveillai, de sorte Que nous nous marions demain. Mon bien-aimé passa sa main Par l'ouverture de ma porte.
De la montagne de l'encens A la colline de la myrrhe, C'est lui que souhaitent mes sens, Et c'est lui que mon âme admire De la colline de la myrrhe, À la montagne de l'encens.
Je ne sais comment le lui dire, J'ai dépouillé mes vêtements; Dites-le lui, cieux! Il soupire, Et moi je brûle, ô firmaments! J'ai dépouillé mes vêtements; Je ne sais comment le lui dire.
CHOEUR DE FEMMES Cieux! c'est lui que son âme admire, C'est lui que souhaitent ses sens
|