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Victor Hugo - La fin de Satan
D'un sombre aïeul pensif, gravement ébloui. Humbles, ils lui tendaient leurs coeurs comme des urnes. Et ces hommes, pareils à des lampes nocturnes Adorant un soleil dans une vision, Etaient devant ce maître en contemplation, Et l'entouraient, ainsi qu'une auréole d'âmes.
IV LES TREIZE PORTES DE JERUSALEM
Dans les vieux temps, l'archange aux quatre ailes de flamme, Stellial dit un jour au noir Zorobabel Quand ce maçon, porteur d'une échelle du ciel, Eut entouré Sion de murailles très fortes: - Pourquoi donc à la ville as-tu fait treize portes? Et Zorobabel dit: - Ninive aux larges tours Eut autant de portails que l'année a de jours, Pour que jamais le temps, quand du gouffre il arrive, Quel qu'il fût, ne restât en dehors de Ninive. - Eh bien, dit Stellial, l'archange couvert d'yeux, Le zodiaque ayant douze signes aux cieux, Douze portes, c'était assez, mage imbécile, Pour que chacun des mois pût entrer dans la ville. - Ange, j'ai fait, reprit le maçon magistrat, Treize portes afin que l'avenir entrât. Chaque année on verra par les douze premières Passer les douze mois, portant douze lumières, Purs, sacrés, et menant par la main la saison; Par la treizième doit passer la trahison.
V LA JUDEE
D'innombrables hameaux répandent leurs fumées D'Arphac à Borcéos dans les six Idumées; La Judée est dorée et verte sous l'azur; Elle a des bois des monts, des lacs; son air est pur; Le vent du sud le trouble et le vent d'est le calme; Rome estime ses vins; comme l'huile de palme, L'huile d'olive abonde à flots sous son pressoir; L'ombre du Sinaï la couvre vers le soir. La Judée est la terre où de temps en temps passe Une lueur de Dieu qui se perd dans l'espace.
L'Egypte est, au couchant, cette plaine des blés Où, dans les noirs tombeaux, dont les puits sont comblés,
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