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Molière - Les Fourberies de Scapin

GERONTE

Aucune chose?

LEANDRE

Non.

GERONTE

Vous êtes bien résolu.

LEANDRE

C'est que je suis sûr de mon innocence.

GERONTE

Scapin pourtant a dit de vos nouvelles.

LEANDRE

Scapin!

GERONTE

Ah! ah! ce mot vous fait rougir.

LEANDRE

Il vous a dit quelque chose de moi?

GERONTE

Ce lieu n'est pas tout à fait propre à vider cette affaire, et nous allons l'examiner ailleurs. Qu'on se rende
au logis. J'y vais revenir tout à l'heure. Ah! traître, s'il faut que tu me déshonores, je te renonce pour mon

fils, et tu peux bien pour jamais te résoudre à fuir de ma présence.

SCENE III - OCTAVE, SCAPIN, LEANDRE

LEANDRE

seul. Me trahir de cette manière! Un coquin qui doit par cent raisons être le premier à cacher

les choses que je lui confie, est le premier à les aller découvrir à mon père! Ah! je jure le Ciel que cette
trahison ne demeurera pas impunie.

OCTAVE

Mon cher Scapin, que ne dois-je point à tes soins! Que tu es un homme admirable! et que le Ciel m'est
favorable de t'envoyer à mon secours!

LEANDRE

Ah! ah! vous voilà. Je suis ravi de vous trouver, Monsieur le coquin.

SCAPIN

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