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Molière - L'École des femmes
Je suffoque, et voudrais me pouvoir mettre nu.
(A Alain et à Georgette.)
Vous avez donc souffert, ô canaille maudite! Qu'un homme soit venu...
(A Alain qui veut s'enfuir.)
Tu veux prendre la fuite! Il faut que sur-le-champ...
(A Georgette.)
St tu bouges... Je veux Que vous me disiez... Euh! oui, je veux que tous deux...
(Alain et Georgette se lèvent, et veulent encore s'enfuir.)
Quiconque remuera, par la mort! je l'assomme. Comme est-ce que chez moi s'est introduit cet homme? Eh! parlez. Dépêchez, vite, promptement, tôt, Sans rêver. Veut-on dire?
ALAIN
ET GEORGETTE
Ah! Ah!
GEORGETTE
, retombant aux genoux d'Arnolphe.
Le coeur me faut!
ALAIN
, retombant aux genoux d'Arnolphe.
Je meurs!
ARNOLPHE
, à part.
Je suis en eau : prenons un peu d'haleine ; Il faut que je m'évente et que je me promène. Aurais-je deviné, quand je l'ai vu petit, Qu'il croîtrait pour cela? Ciel! que mon coeur pâtit! Je pense qu'il vaut mieux que de sa propre bouche Je tire avec douceur l'affaire qui me touche. Tâchons à modérer notre ressentiment. Patience, mon coeur, doucement, doucement.
(A Alain et à Georgette.)
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