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Jean Racine - Andromaque
Ainsi la Grèce en vous trouve un enfant rebelle ?
PYRRHUS
Et je n'ai donc vaincu que pour dépendre d'elle ?
ORESTE
Hermione, Seigneur, arrêtera vos coups : Ses yeux s'opposeront entre son père et vous.
PYRRHUS
Hermione, Seigneur, peut m'être toujours chère ; Je puis l'aimer sans être esclave de son père ; Et je saurai peut-être accorder quelque jour Les soins de ma grandeur et ceux de mon amour. Vous pouvez cependant voir la fille d'Hélène : Du sang qui vous unit je sais l'étroite chaîne. Après cela, Seigneur, je ne vous retiens plus, Et vous pourrez aux Grecs annoncer mon refus.
SCENE III - PYRRHUS, PHOENIX. PHOENIX
Ainsi vous l'envoyez aux pieds de sa maîtresse ?
PYRRHUS
On dit qu'il a longtemps brûlé pour la princesse.
PHOENIX
Mais si ce feu, Seigneur, vient à se rallumer ? S'il lui rendait son coeur, s'il s'en faisait aimer ?
PYRRHUS
Ah ! Qu'ils s'aiment, Phoenix, j'y consens. Qu'elle parte. Que, charmés l'un de l'autre, ils retournent à Sparte : Tous nos ports sont ouverts et pour elle et pour lui. Qu'elle m'épargnerait de contrainte et d'ennui !
PHOENIX
Seigneur...
PYRRHUS
Une autre fois je t'ouvrirai mon âme :
(Andromaque paraît.)
SCENE IV - PYRRHUS, ANDROMAQUE, CÉPHISE PYRRHUS
Me cherchiez-vous, Madame ?
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