c'était de la Vigne.
- Comment t'es-tu laissé entraîner? demanda celui-ci.
- Ah! comment...
- Tu n'as pas vu que c'était un coup monté?
- Trop tard.
- Nous rentrons?
Sixte ne répondit pas.
- Nous prenons une voiture?
- Non; J'ai besoin d'être seul, de marcher.
- Tu descendras en arrivant à Bayonne.
- Ne me laisseras-tu pas tranquille?
- Ah!
Sixte, malgré son désarroi, eut conscience de ses paroles:
- Sois assuré que j'ai été sensible au mouvement qui t'a fait prendre place auprès de moi pendant que le
baron parlait!
- C'était naturel.
- Tu as cru à une altercation; elle était impossible puisqu'il était dans son droit, et que j'étais moi, dans
mon tort. Merci.
Et Sixte lui tendit la main.
Cependant de la Vigne ne bougeait pas.
- Adieu, dit Sixte en s'éloignant.
Mais il n'avait pas fait trois pas qu'il s'arrêta.