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Ernest Hamel - Thermidor

pour toi dès l'Assemblée constituante», lui mande Borel l'aîné, «me fit te placer au ciel à côté
d'Andromède dans un projet de monument sidéral»[317]....

[Note 311: Lettre citée par Courtois sous le numéro X.]

[Note 312: Lettres de Vaquier, ancien inspecteur des droits réservés, insérée par Courtois sous le
numéro XI et déjà citée par nous. Vide suprà.]

[Note 313: Lettre du citoyen Chauvet, ancien capitaine-commandant de la compagnie des vétérans de
Château-Thierry, en date du 30 prairial, déjà citée. Dans cette lettre très-longue d'un jeune homme de

quatre-vingt-sept ans
, lettre dont l'original est aux Archives, Courtois n'a cité qu'une
vingtaine de lignes, numéro XII.]

[Note 314: Lettre en date du 22 messidor, tronquée et altérée par Courtois, sous le numéro XIII.]

[Note 315: Lettre de Dathé, ancien maire de Vermanton, en Bourgogne, et de Picard, citées sous le
numéro XV à la suite du rapport de Courtois.]

[Note 316: Lettre citée par Courtois sous le numéro XXIV. Vide suprà.]

[Note 317: Lettre en date du 15 floréal an II, citée par Courtois sous le numéro XXIV.]

Et Courtois ne peut s'empêcher de s'écrier dans son rapport: «C'étoit à qui enivreroit l'idole.... Partout
même prostitution d'encens, de voeux et d'hommages; partout on verserait son sang pour sauver ses

jours[318].» Le misérable rapporteur se console, il est vrai, en ajoutant que si la peste avait des emplois

et des trésors à distribuer, elle aurait aussi ses courtisans[319]. Mais les courtisans et les rois, c'est

l'exception, et les hommages des courtisans ne sont jamais désintéressés. Robespierre, lui, d'ailleurs,

n'avait ni emplois ni trésors à distribuer. On connaît sa belle réponse à ceux qui, pour le déconsidérer,

allaient le présentant comme revêtu d'une dictature personnelle: «Il m'appellent tyran! Si je l'étais, ils

ramperaient à mes pieds, je les gorgerais d'or, je leur assurerais le droit de commettre tous tes crimes, et

ils seraient reconnaissants....[320].»

[Note 318: Rapport de Courtois, p. 9 et 10.]

[Note 319: Ibid., p. 12.]

[Note 320: Discours du 8 thermidor, p. 16.]

Nous pourrions multiplier les citations de ces lettres, dont le nombre était presque infini, du propre aveu
de Courtois[321], avons-nous dit, et Courtois s'est bien gardé, comme on pense, de publier les plus

concluantes en faveur de Robespierre[322]. Or, comme contre-poids à ces témoignages éclatants, comme

contre-partie de ce concert d'enthousiasme, qu'a trouvé Courtois à offrir à la postérité? quelques

misérables lettres anonymes, les unes ineptes, les autres ordurières, oeuvres de bassesse et de lâcheté

dont nous aurons à dire un mot, et que tout homme de coeur ne saurait s'empêcher de fouler aux pieds

avec dédain.

[Note 321: Rapport de Courtois, p. 103.]

[Note 322: Nous avons déjà dit l'indigne trafic qu'a fait Courtois des innombrables lettres trouvées chez
Robespierre.]

III

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