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Diderot et d'Alembert - Discours préliminaire de l'Encyclopédie
des éditions, &c. La Paedagogique, qui traite du choix des Etudes, & de la maniere d'enseigner. La Philologie, qui s'occupe de la connoissance de la Littérature universelle.
C'est à l'Art d'embellir le Discours, qu'il faut rapporter la Versification, ou la méchanique de la Poësie. Nous omettrons la distribution de la Rhétorique dans ses différentes parties, parce qu'il n'en découle ni Science, ni Art, si ce n'est peut-être la Pantomime, du Geste ; & du Geste & de la Voix, la Déclamation.
La Morale, dont nous avons fait la seconde partie de la Science de l'Homme, est ou générale ou particuliere. Celle-ci se distribue en Jurisprudence Naturelle, Oeconomique & Politique. La Jurisprudence Naturelle est la Science des devoirs de l'Homme seul ; l'Oeconomique, la Science des devoirs de l'Homme en famille ; la Politique, celle des devoirs de l'Homme en société. Mais la Morale seroit incomplette, si ces Traités n'étoient précédés de celui de la réalité du bien & du mal moral ; de la nécessité de remplir ses devoirs, d'être bon, juste, vertueux, &c. c'est l'objet de la Morale générale.
Si l'on considere que les sociétés ne sont pas moins obligées d'être vertueuses que les particuliers, on verra naître les devoirs des sociétés, qu'on pourroit appeler Jurisprudence naturelle d'une société ; Oeconomique d'une société ; Commerce intérieur, extérieur, de terre & de mer ; & Politique d'une société.
III. Science de la Nature. Nous distribuerons la Science de la Nature en Physique & Mathématique. Nous tenons encore cette distribution de la réflexion & de notre penchant à généraliser. Nous avons pris par les sens la connoissance des individus réels : Soleil, Lune, Sirius, &c. Astres ; Air, Feu, Terre, Eau, &c. Elémens : Pluies, Neiges, Grêles, Tonnerres, &c. Météores ; & ainsi du reste de l'Histoire Naturelle. Nous avons pris en même tems la connoissance des abstraits, couleur, son, saveur, odeur, densité, rareté, chaleur, froid, mollesse, dureté, fluidité, solidité, roideur, élasticité, pesanteur, légereté, &c. figure, distance, mouvement, repos, durée, étendue, quantité, impénétrabilité.
Nous avons vû par la réflexion que de ces abstraits, les uns convenoient à tous les individus corporels, comme étendue, mouvement, impénétrabilité, &c. Nous en avons fait l'objet de la Physique générale, ou métaphysique des corps ; & ces mêmes propriétés considérées dans chaque individu en particulier, avec les variétés qui les distinguent, comme la dureté, le ressort, la fluidité, &c. font l'objet de la Physique particuliere.
Une autre propriété plus générale des corps, & que supposent toutes les autres, savoir la quantité, a formé l'objet des Mathématiques. On appelle quantité ou grandeur tout ce qui peut être augmenté & diminué.
La quantité, objet des Mathématiques, pouvoit être considérée, ou seule & indépendamment des individus réels, & des individus abstraits dont on en tenoit la connoissance ; ou dans ces individus réels & abstraits ; ou dans leurs effets recherchés d'après des causes réelles ou supposées ; & cette seconde vûe de la réflexion a distribué les Mathématiques en Mathématiques pures, Mathématiques mixtes, Physico-mathématiques.
La quantité abstraite, objet des Mathématiques pures, est ou nombrable, ou étendue. La quantité abstraite nombrable est devenue l'objet de l' Arithmétique ;
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