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Diderot et d'Alembert - Discours préliminaire de l'Encyclopédie
Abeille la précision & la netteté avec lesquelles il sait présenter ce qui est connu.
La Théologie est de M. l'Abbé Mallet, Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, de la Maison & Société de Navarre, & Professeur royal en Théologie à Paris. Son savoir & son mérite seul, sans aucune sollicitation de sa part, l'on fait nommer à la chaire qu'il occupe, ce qui n'est pas un petit éloge dans le siecle où nous vivons. M. l'Abbé Mallet est aussi l'Auteur de tous les articles d' Histoire ancienne & moderne ; matiere dans laquelle il est très-versé, comme on le verra bien-tôt par l'Ouvrage important & curieux qu'il prépare en ce genre. Au reste, on observera que les articles d'Histoire de notre Encyclopédie ne s'étendent pas aux noms de Rois, de Savans, & de Peuples, qui sont l'objet particulier du Dictionnaire de Moreri, & qui auroient presque doublé le nôtre. Enfin, nous devons encore à M. l'Abbé Mallet tous les articles qui concernent la Poësie, l'Eloquence, & en général la Littérature. Il a déjà publié en ce genre deux Ouvrages utiles & remplis de réflexions judicieuses. L'un est son Essai sur l'étude des Belles-Lettres, & l'autre ses Principes pour la lecture des Poëtes. On voit par le détail où nous venons d'entrer, combien M. l'Abbé Mallet, par la variété de ses connoissances & de ses talens, a été utile à ce grand Ouvrage, & combien l'Encyclopédie lui a d'obligation. Elle ne pouvoit lui en trop avoir.
La Grammaire est de M. du Marsais, qu'il suffit de nommer.
La Métaphysique, la Logique, & la Morale, de M. l'Abbé Yvon, Métaphysicien profond, & ce qui est encore plus rare, d'une extrème clarté. On peut en juger par les articles qui sont de lui dans ce premier volume, entr'autres par l'article Agir auquel nous renvoyons, non par préférence ; mais parce qu'étant court, il peut faire juger en un moment combien la Philosophie de M. l'Abbé Yvon est saine, & sa Métaphysique nette & précise. M. l'Abbé Pestré, digne par son savoir & par son mérite de seconder M. l'Abbé Yvon, l'a aidé dans plusieurs articles de Morale. Nous saisissons cette occasion d'avertir que M. l'Abbé Yvon prépare conjointement avec M. l'Abbé de Prades, un Ouvrage sur la Religion, d'autant plus intéressant, qu'il sera fait par deux hommes d'esprit & par deux Philosophes.
La Jurisprudence est de M. Toussaint, Avocat en Parlement, & membre de l'Académie royale des Sciences & des Belles-Lettres de Prusse ; titre qu'il doit à l'étendue de ses connoissances, & à son talent pour écrire, qui lui ont fait un nom dans la Littérature.
Le Blason est de M. Eidous, ci-devant Ingénieur des Armées de Sa Majesté Catholique, & à qui la république des Lettres est redevable de la traduction de plusieurs bons Ouvrages de différens genres.
L'Arithmétique & la Géométrie élémentaire ont été revûes par M. l'Abbé de la Chapelle, Censeur royal & membre de la Société royale de Londres. Ses Institutions de Géométrie, & son Traité des Sections coniques, ont justifié par leur succès l'approbation que l'Académie des Sciences a donnée à ces deux Ouvrages.
Les articles de Fortification, de Tactique, & en général d'Art militaire, sont de M. Le Blond, Professeur de Mathématiques des Pages de la grande Ecurie du Roi, très-connu du Public par plusieurs Ouvrages justement estimés, entr'autres par ses Elémens de Fortification réimprimés plusieurs fois ; par son Essai sur la Castramétation ; par ses Elémens de la Guerre des Siéges, & par son Arithmétique & Géométrie de l'Officier, que l'Académie des Sciences a approuvée avec éloge.
La Coupe des Pierres est de M. Goussier, très-versé & très-intelligent dans toutes les parties des Mathématiques & de la Physique ; & à qui cet Ouvrage a beaucoup d'autres obligations, comme on le
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