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Charles R. Daoust - Cent-vingt jours de service actif
comme l'est tout le pays en général et la ville de Montréal, en particulier. (Tonnerre d'applaudissements.) Aussi, messieurs, en terminant, permettez-moi de proposer la santé du brave général Middleton, le soldat "sans peur et sans reproche" et celle du 65e bataillon nos plucky French Canadians. (Applaudissements prolongés.)
Le maire Beaugrand, appelé à prendre la parole, complimenta en termes appropriés et d'une façon très éloquente le 65e bataillon.
A l'instar du colonel Harwood, il parla des accusations portées contre le bataillon, et sut les réfuter.
M. Beaugrand termina en proposant la santé du général Strange qui dirigea nos troupes, du colonel. Ouimet, commandant du 65e, des braves officiers, et sous-officiers. Il fit allusion au sergent Valiquette, mort au champ d'honneur, aux morts et aux blessée de cette insurrection qui sera l'événement mémorable de 1885.
Le colonel Ouimet répondit brièvement, mais avec éloquence. Il remercia chaleureusement le public canadien, le maire de Montréal, les dames, des secours donnés aux familles des volontaires, et pour la brillante réception du jour. A peine était-il assis que trois, hourras retentirent en son honneur sous l'immense voûte de la salle d'exercices.
M. le maire Beaugrand proposa en anglais la santé de la Montreal Garrison Artillery et des autres bataillons qui, sans avoir participé à la campagne, avaient été prêts à répondre à l'appel.
Le colonel Stevenson, appelé à répondre, dit qu'il s'associait de tout coeur à la démonstration du jour. Il était heureux de serrer encore une fois la main aux braves du 65e, de les voir revenir gais et en bonne santé.
M. C. A. Corneiller parla en dernier lieu. Ce fut le discours de la clôture du dîner. En faisant l'éloge des braves volontaires, l'orateur paya un noble tribut d'hommages au zèle et au dévouement du R. P; Prévost, l'aumônier du 65e bataillon. Il a suffi à, M. Cornellier de rappeler ce nom si cher aux soldats dont on fêtait l'arrivée pour soulever les applaudissements les plus enthousiastes.
Durant le dîner, la musique de la Cité et l'Harmonie font entendre les morceaux les plus choisis de leur répertoire.
APRÈS LE DINER
A doux heures, le dîner étant termine, les volontaires se mirent en marche pour se rendre à la salle Bonsecours, en suivant les rues Craig, Gosford et Claude. Ils étaient suivis par une foule immense et sur leur passage ils furent l'objet de nouvelles acclamations. La musique de la Cité on tête suivie des anciens membres du 65e.
A la salle on déposa les armes et les sacs et on se dispersa pour aller passer le reste de la journée dans les joies intimes de la famille. Les anciens membres du 65e, accompagnés de la Musique de la Cité, escortèrent le lieutenant-colonel Ouimet jusqu'à sa résidence rue Dorchester.
Le brave colonel saisit de nouveau l'occasion pour féliciter les anciens membres du 65e de leur bonne tenue et termina en les remerciant de s'être montrés dignes de leurs frères d'armes dans la brillante réception dont ils ont été l'objet.
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