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Charles R. Daoust - Cent-vingt jours de service actif

Chacun admira la précision, l'ensemble et l'habileté avec lesquels ils mirent leurs armes en faisceaux. On
ont dit de vieux grognards de la garde de Napoléon.

Les volontaires se mirent à table et firent honneur au repas tout en fraternisant avec leurs compagnons
d'armes de Montréal.

Le banquet était présidé par le lieutenant-colonel Harwood, D. A. G., qui avait à sa droite le
lieutenant-colonel Ouimet, commandant du 65e et à sa gauche, Son Honneur le maire.

A la même table, étaient les lieutenants-colonels Fletcher, Gardner, Crawford, Hughes, Brosseau, du 85e,
Stevenson, de la batterie de campagne, d'Orsonnens, Caverhill, Rodier, du 76e, de Châteaugay, J. M.

Prud'homme, du 64e, de Beauharnois, Sheppard, du 83e, de Joliette; le major Denis, du 84e de

Saint-Hyacinthe, M. le curé Sentenne, le. Dr Lachapelle l'honorable M. Thibaudeau, MM. les échevins

Mount Fairbairn, Robert, Grenier, Laurent, Mathieu, Jeannotte, Armand, MM. Larocque, A. Desjardins

M. P., J. J. Curran, M. P.

Parmi les dames présentes, on remarquait Mme Ald. Ouimet, Mme L. S. Olivier, Delles Martin, E.
Perrault Mmes Mount, Berry, A. A. Wilson, Mathieu, L. A. Jetté, Joseph Aussem, J. Leclaire, A.

Larocque, Rouer Roy, E. Starnes, Lady Lafontaine, F. D. Monk, Delles Corinne Roy, Quigley, Amélie

Roy, Alice Roy, Pelletier, Wilson.

Il a été impossible de préparer une liste complète de toutes les notabilités présentes dans la salle
d'exercice à cause du mouvement de la foule autour des tables du festin et des groupes formés par les

parents et les amis qui venaient presser la main des volontaires du Nord-Ouest.

LES DISCOURS

Voici le résumé du discours prononcé par le colonel de Lotbinière Harwood D. A. G., commandant le
district militaire No 6, au banquet du Drill Shed:

Messieurs,

S'il y a une classe d'hommes, au sein de la Confédération Canadienne qui, depuis de nombreuses années,
ont eu à souffrir de l'apathie, de l'indifférence des habitants de ce pays, en retour des sacrifices immenses

qu'ils se sont imposés pour prouver à leurs concitoyens leur dévouement à la chose publique et à la

patrie, c'est indubitablement la classe des volontaires.

Que chacun rappelle ses souvenirs, il verra combien de fois les volontaires ont été, depuis quelques
années, traités d'exaltés, d'hommes bons à jouer aux soldats. On s'est même oublié jusqu'à les traiter de

"vils traîneurs de sabre"; des patrons de boutiques, de grands magasins, de grandes usines allaient jusqu'à

dire: Nous ne voulons pas de volontaires à notre service, comme employés.

S'il s'agissait de donner des prix aux meilleurs tireurs à la carabine, je connais le nom de gens haut placés
dans le commerce et ailleurs qui refusaient de donner leur obole, en disant: "Pourquoi tout ce tapage?

Pourquoi la Milice? A quoi sert tout cela? Nous n'avons pas besoin de donner notre argent pour faire

jouer au soldat, etc., etc." Et la conséquence était que nos braves militaires, non contents de donner leur

temps et leurs peines, étaient obligés de souscrire de leurs bourses, afin de fournir des prix aux concours!

Que de sacrifices les officiers de fout rang ont été obligés de faire en maintes circonstances pour

maintenir leurs corps de volontaires en état effectif en face de toute cette apathie! Puis encore, lorsque les

différents ministres de la milice voulaient de l'aide des chambres pour la Milice, soit pour les camps, soit

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