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Charles R. Daoust - Cent-vingt jours de service actif

Le Canada est content de vous! il a le droit d'être fier de posséder de tels soldats pour le défendre en tous
temps et à quelque place que ce soit!

Honneur! encore à vos chers camarades blessés! Ah! puissiez-vous vivre assez longtemps pour montrer à
vos enfants et petits enfants les cicatrices des blessures que vous avez reçues au service de votre pays, et

enflammer leur jeune coeur du feu de votre amour, patriotique!

Stephen Fournier, J. H. Dickson, Thomas Morton, F. A. Ouellet, Frs. Thompson, Jos. Anctil, J. L.
Michaud, J. B. Francoeur, A. Simard, A. Lemieux.

Le colonel Ouimet remercie ces excellents amis en quelques mots. Les instants sont précieux. On doit
arriver à Montréal à, heure fixe, la cloche sonne, le train part. Adieu! Hourra! Hourra!

A OTTAWA.

L'heure matinale de l'arrivée du 65ème - il était cinq heures et demie - a empêché une démonstration
populaire; cependant, le maire, les échevins, les membres du parlement, des employés du gouvernement

et nombre de militaires se sont rendus à la gare, où Son Honneur le maire McDougall a souhaité la

bienvenue au 65ème en ces termes:

Aux officiers, sous-officiers et aux volontaires du 65ème Bataillon, soldats de l'année du Canada.

Au nom des citoyens du Canada je vous offre la bienvenue la plus cordiale et la plus chaleureuse à votre
retour de la campagne du Nord-Ouest.

Les citoyens d'Ottawa, avec le peuple du Canada, en général, ont vu avec admiration et orgueil la
manière noble et l'élan avec lequel les volontaires du Canada ont répondu à l'appel de leur pays de

prendre les armes. L'histoire peut montrer quelque chose d'analogue, mais les pages de l'histoire ne

montrent pas d'exemple d'un patriotisme plus grand.

Les membres du 65ème bataillon ont droit de se féliciter qu'en temps de service actif ils ont acquis pour
leur pays un prestige qui lui donne une place honorable parmi les peuples qui ont compté sur eux-mêmes

et leur héroïsme pour la défense de leurs droits.

Je vous fait maintenant mes adieux et vous souhaite un heureux retour dans vos familles. J'espère que de
sitôt vous ne serez pas appelés à marcher dans les sentiers de la guerre.

Ottawa, juillet 20, 1885.

MM. P. LETT, Greffier de la cité.

F. McDougall, Maire.

La musique du 65ème, qui est allée au devant du bataillon, est là et jette au vent ses joyeux accords.

Mais le morceau ne peut finir, on se reconnaît, on s'appelle, on se serre la main, on demande des
nouvelles de là-bas. Les musiciens montent dans le train et on se prépare à continuer la route.

C'est la dernière grande étape; le sifflet de la locomotive se fait entendre.

Trois hourrahs, suivis de trois et six autres, acclamèrent encore nos braves jeunes gens.

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