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Charles R. Daoust - Cent-vingt jours de service actif

No. 4: Capt. Roy.
Lt. Ostell.

No. 8: Capt. Ethier.

Lt. Normandeau.

Sous-Lt. Hébert.

De bonne heure, le 21 avril, chacun fut debout et alla se laver à la rivière. Vers les sept heures on eut une
messe basse dans les quartiers des officiers. Plusieurs soldats communièrent à cette messe. Après la

messe le déjeuner. A dix heures eut lieu la lecture des ordres du jour.

Pendant l'après-midi, on eut l'exercice au tir Vers les quatre heures, un canon nous arriva du fort
McLeod. Dans la veillée une nouvelle tempête: de neige s'abattit sur le camp.

Le lendemain on se leva à six heures. Après le lavage ordinaire à la rivière, on eut une autre messe basse
à laquelle il y eut encore plus de communions que la veille. Immédiatement après le déjeuner, chacun se

mit à nettoyer ses armes pour l'inspection du lendemain.

Rien de particulier ce jour-là. Tous les soldats écrivirent à leurs familles, car le départ était fixé au
lendemain.

La nuit se passa sans incident. A quatre Heures, jeudi, le 23 avril, tout le monde était sur pied; à neuf
heures le camp était levé et le bataillon gauche prêt à partir. Le lieut.-col. Smith fit l'inspection, puis l'on

se mit en marche.

Tous étaient joyeux; car on nous avait donné à entendre que nous pourrions peut-être rejoindre le
bataillon droit en faisant des marches forcées. La bande du 92e nous accompagna comme elle avait

accompagné nos frères trois jours auparavant. A deux milles de la ville, le major Dugas fit ses adieux au

bataillon.

Il parla assez longuement, disant qu'il était des plus peiné de se séparer de ceux que la gloire attendait
dans le Nord et souhaitant à tous un heureux retour à Montréal. L'adjudant Robert le remplaça auprès de

nous, tandis que le Capt. Perry, de la Police à cheval, élevé au rang de major par le général Strange, était

commandant en chef du détachement. On campa, vers les cinq heures, dans un endroit appelé

Shaganappy Hill.

Le lendemain à quatre heures tous étaient debout et pendant que deux soldats de chaque compagnie nous
faisaient chauffer notre thé, les autres jetaient les tentes à terre et pliaient bagage.

A dix heures eut lieu la première halte, à McPherson's Creek, vingt-trois milles au nord de Calgarry. A
deux heures, après avoir pris le dîner, l'on se remit en marche.

Rien d'extraordinaire le long de la route, excepté la rencontre d'un transport de sauvages. Un de nos
charretiers, un Métis, fit remarquer, en route, qu'il était surpris de nous voir marcher si vite et ajouta qu'il

était anxieux de voir combien de jours nous pourrions résister aux fatigues de la route.

Il serait bon d'ajouter ici que notre coiffure était loin de convenir au pays que nous traversions. Partis de
Montréal avec nos képis, nous n'avions eu, en route, que des tuques en laine, et plusieurs préférèrent

porter la tuque que le képi pour se protéger contre les ardeurs d'un soleil brûlant. La nuit, pas de

difficultés, la tuque était préférable, car il était rare que nous nous réveillions le matin sans avoir au

moins un pouce de neige autour du camp. Cependant, malgré tout, on avançait toujours courageusement

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