Rien ne put le réveiller, ni les coups de fusil tirés fort près de la petite charrette, ni le trot du cheval que la cantinière fouettait à tour de bras. Le régiment, attaqué à l'improviste par des nuées de cavalerie prussienne, après avoir cru à la victoire toute la journée, battait en retraite, ou plutôt s'enfuyait du côté de la France.
Le colonel, beau jeune homme, bien ficelé, qui venait de succéder à Macon, fut sabré, le chef de bataillon qui le remplaça dans le commandement vieillard à cheveux blancs, fit faire halte au régiment.